Il y a des moments où l’on a le choix… mais au fond, on n’en a pas vraiment

Depuis quelques années, je cultive le slow living, une semence à la fois. Non pas parce que c'était une tendance, mais parce que la vie m'a imposé un arrêt. Un STOP plus fort que moi, plus fort que ma volonté de toujours continuer.

Alors, j'ai réappris à vivre autrement.

J'ai réduit mes heures de travail. J'ai quitté les sports que mon corps ne pouvait plus soutenir, même si je continue de marcher chaque jour. J'ai instauré une routine presque militaire pour protéger mon sommeil, mon alimentation, mon énergie. J'ai choisi des activités qui nourrissent mon bien-être plutôt que ma performance.

Et puis…

J'ai accepté un poste de gestionnaire à temps plein.

Parce que l'insécurité financière était devenue une source d'anxiété constante. Parce que les migraines prenaient de plus en plus de place. Parce qu'à ce moment-là, j'avais l'impression que c'était le bon choix… ou peut-être simplement le seul.

Depuis une semaine, je suis en mode boulot-dodo.

Et, contre toute attente, je découvre quelque chose de précieux. J'entends mon corps plus vite qu'avant. Je reconnais ses signaux dès qu'ils apparaissent, et je leur accorde enfin toute l'attention qu'ils méritent.

Quand je travaillais à temps partiel, je me racontais souvent cette histoire : « Ce n'est pas grave, je travaille seulement deux ou trois jours. J'aurai le temps de me reposer. »

Mais la vérité, c'est que je ne me reposais pas.

Je remplissais mes journées de congé. Je voulais en profiter. Je remettais le repos à plus tard.

Aujourd'hui, je réalise que le slow living ne dépend pas du nombre d'heures que l'on travaille.

C'est un art.

L'art de prendre soin de soi.

L'art d'habiter pleinement le moment présent.

L'art d'écouter avant que le corps ne crie.

L'art de faire des choix alignés avec ses besoins, même lorsqu'ils évoluent.

Et surtout, l'art de ralentir… chaque fois que c'est nécessaire.

Mon rythme de vie est encore en train de s'ajuster.

Le slow living aussi.

Parce que ralentir n'est pas une destination. C'est une pratique. Une décision que l'on choisit, encore et encore, au fil des saisons de notre vie.

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